Visa Turquie pour les Marocains : dossier, délais et assurance
- Règles lues sur les sites officiels
- Pièces, délais et frais en DH
- Plan calculé sur vos dates
Indiquez vos dates et vos voyageurs dans la barre : l’outil calcule aussitôt votre plan pour la Turquie, avec les dates à tenir et le prix réel de l’assurance.
Nous suivons à la lettre les règles publiées par les consulats et les autorités, et chaque fait de cet outil est relu à sa source officielle, à la date indiquée. Une règle peut pourtant changer du jour au lendemain : avant de déposer votre demande ou de partir, vérifiez-la sur le site officiel du pays ou de son prestataire.
Que faut-il pour entrer en Turquie avec un passeport marocain ?
Pour du tourisme ou des affaires, un Marocain entre en Turquie sans visa : 90 jours au plus sur toute période de 180 jours, avec un passeport valable 6 mois, un billet aller-retour et de quoi financer le séjour. Un visa de l’ambassade à Rabat reste exigé pour travailler, faire un stage ou se faire soigner.
Cette page répond aux questions d’un résident marocain qui part en Turquie : faut-il un visa, que regarde la police des frontières à l’arrivée, dans quels cas il faut passer par l’ambassade de Türkiye à Rabat, ce que dit la loi turque sur l’assurance santé, et ce qu’il faut savoir sur l’argent à l’aller comme au retour. Chaque règle renvoie à sa source officielle turque ou marocaine et porte la date à laquelle nous l’avons lue.
Ce que nous faisons : vous dire ce qui est exigé, ce qui ne l’est pas, et vous fournir une attestation d’assurance voyage à votre nom, valable pour tout le séjour, en une minute. Ce que nous ne faisons pas : nous ne déposons aucune demande de visa à votre place et nous ne vendons aucun rendez-vous. Le plan en haut de la page reprend ces étapes pour vos dates et vos voyageurs.
Dans quel ordre : pour un séjour touristique, ni rendez-vous ni demande en ligne, seulement des vérifications à faire avant le vol.
- Le passeport d’abord
Vérifiez-le en premier, dès que vos dates sont connues : 6 mois de validité à l’arrivée, sinon renouvelez-le avant de réserver. - Le compteur des 90 jours
Comptez vos jours en Turquie sur les 180 derniers jours avant d’acheter le billet aller-retour. - L’assurance santé
Le plan la place une semaine avant le départ, pour tout le séjour : la loi turque permet de refuser l’entrée sans elle, même sans visa. - Avant le vol
Gardez sur vous le passeport, le billet retour, de quoi financer le séjour et l’attestation d’assurance : la police des frontières décide à l’arrivée.
Chaque règle de cette page vient d’une source officielle, citée sous chaque étape avec la date de sa dernière vérification. Les prix d’assurance sont des devis réels pour un résident marocain, en dirhams. Les contrats proposés sont émis par des assureurs internationaux. Aucun assureur ne paie pour être mis en avant. HelloSafe est une société française (HELLO SAFE SAS, RCS Rennes 883 069 593), courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 21008038, notée 4,6/5 sur plus de 800 avis Trustpilot.
En savoir plusVisa Turquie : un Marocain en a-t-il besoin ?
Non, pas pour un séjour de tourisme ou d’affaires de 90 jours au plus. Le ministère turc des Affaires étrangères indique que les titulaires d’un passeport marocain ordinaire ou officiel sont exemptés de visa pour leurs voyages jusqu’à 90 jours, et la note de l’ambassade de Türkiye à Rabat (août 2025) précise que l’exemption vise les courts séjours touristiques et d’affaires.
La durée se compte sur 180 jours glissants : sur toute période de 180 jours, vous ne pouvez pas passer plus de 90 jours en Turquie, en une ou plusieurs fois. Si vous avez déjà fait vos 90 jours, l’ambassade demande d’attendre la fin de la période de 180 jours avant de revenir. Un week-end à Istanbul en mars et trois semaines en juillet s’additionnent dans le même compteur.
Il n’existe pas d’e-Visa à demander pour un passeport marocain dans ce cadre, et l’ambassade rappelle qu’elle ne passe par aucun intermédiaire et ne demande aucun paiement à des tiers. Un site qui vous propose un « visa Turquie » payant pour un simple séjour touristique vous vend un document dont vous n’avez pas besoin.
Être dispensé de visa ne veut pas dire être admis d’office. La police des frontières turque décide à l’arrivée, et la loi n° 6458 sur les étrangers lui permet de refuser, même un voyageur exempté, qui n’a pas de moyens suffisants ou pas d’assurance santé valable pour la durée du séjour. Exemption lue sur le site du ministère turc et dans la note de l’ambassade à Rabat, le 9 octobre 2026.
Que vérifie la police turque à votre arrivée ?
Trois choses d’abord : un passeport encore valable bien au-delà de la date de sortie, un billet aller-retour, et les moyens de financer le séjour. La loi turque y ajoute un motif de refus moins connu : l’absence d’assurance santé valable pour toute la durée du séjour. Le tableau reprend chaque point, ce que dit le texte et ce que nous conseillons d’avoir sur vous.
- PasseportCe que dit la règleValable au moins 60 jours au-delà de la durée du séjour : 150 jours à l’entrée pour un séjour de 90 jours.Ce que nous conseillons6 mois de validité à l’arrivée, comme le recommandent le ministère turc et l’ambassade.
- Billet aller-retourCe que dit la règleDemandé au voyageur exempté de visa.Ce que nous conseillonsLe billet retour imprimé ou sur le téléphone, avec une date dans les 90 jours.
- Moyens de subsistanceCe que dit la règleSuffisants pour la durée du séjour ; aucun montant n’est publié.Ce que nous conseillonsCarte bancaire, relevé récent et un peu d’espèces.
- Assurance santéCe que dit la règleSon absence pour la durée du séjour est un motif légal de refus d’entrée (article 15, paragraphe 1, e).Ce que nous conseillonsUne attestation à votre nom qui couvre chaque jour du voyage.
- Durée du séjourCe que dit la règle90 jours au plus sur toute période de 180 jours (article 11).Ce que nous conseillonsComptez vos jours en Turquie sur les 6 derniers mois avant de réserver.
- HébergementCe que dit la règlePas exigé officiellement d’un voyageur exempté.Ce que nous conseillonsL’adresse de l’hôtel ou de vos hôtes, si l’agent vous la demande.
Point contrôlé | Ce que dit la règle | Ce que nous conseillons |
|---|---|---|
Passeport | Valable au moins 60 jours au-delà de la durée du séjour : 150 jours à l’entrée pour un séjour de 90 jours. | 6 mois de validité à l’arrivée, comme le recommandent le ministère turc et l’ambassade. |
Billet aller-retour | Demandé au voyageur exempté de visa. | Le billet retour imprimé ou sur le téléphone, avec une date dans les 90 jours. |
Moyens de subsistance | Suffisants pour la durée du séjour ; aucun montant n’est publié. | Carte bancaire, relevé récent et un peu d’espèces. |
Assurance santé | Son absence pour la durée du séjour est un motif légal de refus d’entrée (article 15, paragraphe 1, e). | Une attestation à votre nom qui couvre chaque jour du voyage. |
Durée du séjour | 90 jours au plus sur toute période de 180 jours (article 11). | Comptez vos jours en Turquie sur les 6 derniers mois avant de réserver. |
Hébergement | Pas exigé officiellement d’un voyageur exempté. | L’adresse de l’hôtel ou de vos hôtes, si l’agent vous la demande. |
Le passeport demande le plus d’attention, parce que la règle légale et la recommandation diffèrent : la loi fixe 60 jours de validité au-delà du séjour, le ministère turc et l’ambassade conseillent 6 mois. Si votre passeport expire dans moins de 6 mois, renouvelez-le avant de réserver.
Istanbul a deux aéroports : IST, côté européen, et SAW, côté asiatique. Regardez lequel figure sur votre billet avant de réserver l’hôtel ou le transfert : ils sont sur deux rives différentes de la ville.
Dans quels cas faut-il un visa Turquie de l’ambassade à Rabat ?
Dès que le séjour n’est plus du tourisme ou des affaires. L’ambassade de Türkiye à Rabat exige un visa, même d’un Marocain, pour travailler, faire un stage (AIESEC, Erasmus), se faire soigner, rejoindre sa famille (regroupement familial), tourner ou monter un film, ou travailler comme opérateur touristique. Il est aussi exigé de qui a fait l’objet d’une interdiction d’entrée en Turquie.
- Travail
Un emploi en Turquie, même de quelques semaines, demande un visa obtenu avant le départ. - Stage
Les stages, y compris AIESEC et Erasmus, sont cités nommément par l’ambassade. - Soins médicaux
Partir pour un traitement ou une opération programmée demande un visa, même pour un séjour court. - Regroupement familial
Rejoindre un conjoint ou un parent installé en Turquie relève d’un visa obtenu avant le départ. - Tournage et tourisme professionnel
Le montage, le tournage et l’activité d’opérateur touristique sont soumis au visa. - Après une interdiction d’entrée
Un voyageur déjà interdit d’entrée repasse par le visa, quel que soit le motif du voyage.
Les études ont leur propre règle. Un étudiant admis dans une université turque entre sans visa et doit demander sa carte de résidence étudiante dans les 10 jours qui suivent son arrivée. Une école de langues, en revanche, demande un visa d’études obtenu avant le départ. Nos conseils pour un projet d’études à l’étranger sont sur notre page partir étudier depuis le Maroc.
Les étapes de la demande à l’ambassade
- Vérifiez que votre séjour relève bien de l’un des cas ci-dessus : sinon, aucune demande n’est à faire.
- Remplissez la demande et prenez rendez-vous en ligne sur visa.gov.tr, le seul canal indiqué par l’ambassade.
- Présentez votre dossier, le jour du rendez-vous, à la section consulaire de l’ambassade de Türkiye à Rabat.
- Attendez la réponse : 3 à 4 semaines au moins selon l’ambassade. Ne réservez pas de billet non remboursable avant.
- N’acceptez aucune offre d’intermédiaire : l’ambassade précise qu’elle ne travaille avec aucun et ne demande aucun paiement à des tiers.
Demande et rendez-vous, cas soumis au visa et délai de réponse : note de l’ambassade de Türkiye à Rabat (août 2025), lue le 9 octobre 2026.
Combien coûte l’entrée en Turquie et combien de temps faut-il prévoir ?
Pour un séjour touristique ou d’affaires : 0 DH et aucun délai, puisqu’il n’y a pas de visa. Quand un visa est exigé (travail, stage, soins), il est gratuit pour un Marocain, sauf dans deux cas où il coûte 569 DH (tarif 2025), et la réponse prend 3 à 4 semaines au moins.
- Tourisme ou affaires, 90 jours au plusVisa et fraisAucun visa, 0 DHDélai, démarcheAucune démarche avant le départ
- Travail, stage, soins, regroupement familialVisa et fraisVisa de l’ambassade à Rabat, gratuit pour un MarocainDélai, démarcheDemande et rendez-vous sur visa.gov.tr, réponse en 3 à 4 semaines au moins
- Après une interdiction d’entréeVisa et fraisVisa payant : 569 DH (tarif 2025)Délai, démarcheMême démarche, mêmes délais
- Retour avant d’avoir passé 90 jours au Maroc depuis votre dernier séjourVisa et fraisVisa payant : 569 DH (tarif 2025)Délai, démarcheMême démarche, mêmes délais
- Séjour de plus de 90 jours sur placeVisa et fraisPermis de séjour à demander en TurquieDélai, démarcheAuprès de la direction turque des migrations
- Assurance voyageVisa et fraisPrix selon vos dates, affiché dans le planDélai, démarcheEn ligne, attestation par email en une minute
Situation | Visa et frais | Délai, démarche |
|---|---|---|
Tourisme ou affaires, 90 jours au plus | Aucun visa, 0 DH | Aucune démarche avant le départ |
Travail, stage, soins, regroupement familial | Visa de l’ambassade à Rabat, gratuit pour un Marocain | Demande et rendez-vous sur visa.gov.tr, réponse en 3 à 4 semaines au moins |
Après une interdiction d’entrée | Visa payant : 569 DH (tarif 2025) | Même démarche, mêmes délais |
Retour avant d’avoir passé 90 jours au Maroc depuis votre dernier séjour | Visa payant : 569 DH (tarif 2025) | Même démarche, mêmes délais |
Séjour de plus de 90 jours sur place | Permis de séjour à demander en Turquie | Auprès de la direction turque des migrations |
Assurance voyage | Prix selon vos dates, affiché dans le plan | En ligne, attestation par email en une minute |
Le délai de 3 à 4 semaines est un minimum. Pour un stage ou des soins programmés, partez de la date d’arrivée prévue et remontez d’au moins un mois pour la réponse, plus le temps d’obtenir le rendez-vous sur visa.gov.tr.
Quelle assurance santé la loi turque demande-t-elle ?
Une assurance santé valable pour toute la durée du séjour. La loi turque n° 6458 sur les étrangers permet de refuser l’entrée, même à un voyageur exempté de visa (article 7), à l’étranger qui n’en a pas (article 15, paragraphe 1, e). La loi ne fixe pas de montant minimum, et l’assurance ne figure pas dans la liste des pièces à présenter : c’est un motif de refus possible, pas un document exigé à chaque passage.
La seconde raison est le coût des soins. Le Journal officiel turc du 13 juillet 2017 (article 9) prévoit que les urgences hospitalières sont payantes pour les étrangers, et les touristes paient à l’hôpital public comme au privé. La CNSS et l’AMO ne remboursent rien en Turquie : sans assurance, la facture est pour vous.
Ce que nous conseillons de vérifier sur l’attestation avant de partir, en cinq points :
- Votre nom: Écrit exactement comme sur le passeport, prénoms compris.
- Les dates: Du jour du départ au jour du retour, sans un jour manquant : c’est ce que vise la loi.
- La zone: La Turquie doit être couverte par la zone du contrat.
- Les frais médicaux et l’hospitalisation: Avec un plafond écrit en chiffres et, de préférence, la prise en charge directe de l’hôpital.
- Le rapatriement et l’assistance: Un numéro joignable 24 h/24 pour organiser les soins et le retour.
Si vous comptez sur l’assurance de votre carte bancaire, demandez à votre banque une attestation à votre nom qui couvre vos dates et les frais médicaux en Turquie : c’est ce que la loi vise, et une simple mention dans les conditions de la carte ne le montre pas à un agent.
Cinq contrats sont proposés à un résident marocain pour la Turquie dans notre comparaison du 9 octobre 2026 : WorldSecure Basic, WorldSecure Platinum, World Travel, Go Explore et Go Explore +. Les cinq prévoient la prise en charge directe en cas d’hospitalisation, le rapatriement aux frais réels et une assistance 24 h/24 ; leurs plafonds de frais médicaux vont d’environ 2,8 millions de DH (250.000 €, Go Explore) à environ 5,6 millions de DH (500.000 €, Go Explore +), WorldSecure Basic, WorldSecure Platinum et World Travel étant à environ 3,4 millions de DH (300.000 €). Avant de choisir, lisez ce qu’ils laissent de côté : les lignes qui suivent viennent de leurs documents d’information (IPID).
- Les maladies déjà connues: WorldSecure Platinum exclut les maladies et accidents antérieurs à la date d’effet, World Travel les maladies préexistantes diagnostiquées ou traitées, Go Explore et Go Explore + les affections en cours de traitement non consolidées.
- Le voyage pour se soigner: World Travel exclut les voyages entrepris pour un diagnostic ou un traitement et la chirurgie esthétique non consécutive à un accident ; Go Explore et Go Explore + excluent les hospitalisations prévues et les traitements esthétiques. Un séjour de soins demande d’ailleurs un visa.
- Le contrat pris une fois parti: Souscrits après le départ, WorldSecure Basic et WorldSecure Platinum appliquent 8 jours de carence sur toutes les garanties : souscrivez avant de quitter le Maroc.
- Les frais engagés sans appeler: Sur WorldSecure, toute initiative ou dépense demande l’accord préalable de l’assureur, et une hospitalisation une entente préalable ; sur Go Explore, seul votre appel au moment de l’événement déclenche l’assistance.
- La grossesse: WorldSecure exclut la grossesse à partir de la 32e semaine et World Travel à partir de la 36e, sauf complication imprévisible avant ; Go Explore et Go Explore + l’excluent.
World Travel applique en outre une franchise d’environ 540 DH (50 €) sur les frais médicaux. Le plan en haut de cette page affiche ces cinq contrats au prix réel de vos dates et de vos voyageurs, en dirhams, avec l’attestation envoyée par email. Pour comprendre le reste de l’offre, notre guide de l’assurance voyage au Maroc compare les garanties contrat par contrat. Exclusions lues dans les IPID 2026 des cinq contrats, le 9 octobre 2026.
Que doit savoir un Marocain avant de partir en Turquie ?
Le passeport en règle, il reste l’argent et la santé : la dotation de l’Office des changes au départ, une déclaration à la sortie de Turquie au-delà d’un certain montant, et des soins que rien ne rembourse sans assurance.
- Vos devises
La dotation touristique de l’Office des changes est de 100.000 DH par personne et par an, jusqu’à 500.000 DH selon votre impôt sur le revenu, à retirer à la banque sur présentation du passeport. - À l’entrée en Turquie
Aucune déclaration d’espèces n’est obligatoire, mais le douanier peut demander l’origine des fonds ; une fausse réponse coûte une amende de 10 % et la saisie. - À la sortie de Turquie
Déclarez les espèces au-delà de 25.000 livres turques ou d’environ 110.000 DH (10.000 €) en devises : la règle s’applique en quittant le pays, pas en y entrant. - Santé
La CNSS et l’AMO ne couvrent rien à l’étranger. Les urgences, c’est le 112 ; pour être pris en charge, appelez d’abord le numéro d’assistance de votre attestation, 24 h/24. - Au retour au Maroc
2.000 DH de cadeaux en franchise ; les billets marocains sont limités à 2.000 DH à la sortie comme à l’entrée.
Dotation lue sur le site de l’Office des changes et franchises sur celui de la douane marocaine, le 5 octobre 2026 ; règles d’espèces en Turquie lues sur le site de la douane turque le 5 octobre 2026. Les franchises turques à l’entrée (cadeaux, tabac, alcool) ne sont pas reprises ici : nous ne les avons pas relues à leur source à la date de cette page.
Refus d’entrée ou séjour trop long : que risquez-vous ?
Un refus d’entrée se décide à la frontière, et un dépassement des 90 jours se paie d’une amende et d’une interdiction d’entrée. La loi n° 6458 liste les motifs pour lesquels la police peut refuser un étranger, même exempté de visa ; deux concernent directement un touriste marocain, et le compteur des 90 jours s’y ajoute.
- Moyens insuffisants
Ne pas pouvoir montrer de quoi financer le séjour est un motif de refus (article 15, paragraphe 1, g). Aucun montant n’est publié : une carte bancaire et un relevé récent répondent à la question. - Pas d’assurance santé
L’absence d’assurance valable pour la durée du séjour est un autre motif (article 15, paragraphe 1, e). - Compteur dépassé
Un voyageur qui a déjà passé 90 jours en Turquie dans les 180 derniers jours doit attendre la fin de la période : il n’entre pas comme exempté.
Au-delà de 90 jours, il faut un permis de séjour, demandé en Turquie à la direction des migrations. Rester sans permis expose à une amende et à une interdiction d’entrée, qui oblige ensuite à demander un visa payant à Rabat pour revenir. Si un projet risque de dépasser trois mois, le permis se prépare avant de partir, pas une fois sur place.
Motifs de refus et règle des 90 jours : loi n° 6458, articles 7, 11 et 15, lue le 9 octobre 2026 ; dépassement et permis de séjour : fiche HelloSafe des formalités Maroc-Turquie, vérifiée le 9 octobre 2026.
Et si vous partez ailleurs que la Turquie ?
Parmi les destinations de notre plan au départ du Maroc, la Turquie est la seule où un Marocain entre sans visa ni formalité préalable. Ailleurs, les règles changent vite : la Thaïlande a mis fin à son exemption de 60 jours le 15 septembre 2026 et demande désormais un visa touristique en ligne, les Émirats délivrent un visa de 30 jours par un sponsor (compagnie aérienne, hôtel ou agence agréée), et le Cap-Vert reste sans visa pour 90 jours avec un pré-enregistrement EASE et une taxe d’aéroport obligatoires.
Pour comparer d’un coup d’œil, notre tableau du visa selon la destination reprend chaque pays au départ du Maroc, et notre liste des pays sans visa pour les Marocains regroupe ceux où l’on part, comme ici, avec le seul passeport. Les pages visa Thaïlande et visa Dubaï détaillent leurs démarches, et notre guide du visa Schengen couvre l’Europe.
Pour résumer : pas de visa jusqu’à 90 jours sur 180 pour le tourisme et les affaires, un passeport valable 6 mois, un billet retour, de quoi financer le séjour et une assurance santé valable pour toute la durée du voyage, que la loi turque permet d’exiger à la frontière. Pour travailler, faire un stage ou vous faire soigner, la demande passe par visa.gov.tr et l’ambassade à Rabat, au moins un mois avant. Le plan en haut de la page date chaque étape à partir de votre départ et donne le prix de l’assurance pour vos voyageurs.
Quelles questions reviennent le plus souvent sur le visa Turquie depuis le Maroc ?
Non pour le tourisme et les affaires : un passeport marocain ordinaire ou officiel est exempté jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours. Un visa reste exigé pour travailler, faire un stage, se faire soigner ou rejoindre sa famille.
Non. Un touriste marocain qui reste 90 jours ou moins n’a aucune démarche à faire. Un site qui vend un « visa Turquie » pour ce cas fait payer un document inutile, et l’ambassade précise qu’elle ne passe par aucun intermédiaire.
La loi exige 60 jours de validité au-delà du séjour, soit 150 jours à l’entrée pour un séjour de 90 jours. Le ministère turc et l’ambassade à Rabat recommandent 6 mois : c’est la règle à suivre.
Ce n’est pas une pièce à présenter, mais la loi n° 6458 permet de refuser l’entrée, même sans visa, à qui n’a pas d’assurance santé valable pour toute la durée du séjour. Les urgences sont en outre payantes pour les touristes.
Non. L’ambassade de Türkiye à Rabat cite les soins médicaux parmi les séjours qui demandent un visa, même pour un Marocain. La demande se fait sur visa.gov.tr, avec un dépôt à la section consulaire de Rabat.
Il est gratuit pour un Marocain, sauf après une interdiction d’entrée ou si vous n’avez pas encore passé 90 jours au Maroc depuis votre dernier séjour : il coûte alors 569 DH (tarif 2025). Comptez 3 à 4 semaines au moins pour la réponse.
Pas s’il est admis dans une université turque : il entre sans visa et demande sa carte de résidence étudiante dans les 10 jours. Pour une école de langues, un visa d’études est obligatoire avant le départ.
Au-delà de 90 jours sur 180, il faut un permis de séjour demandé sur place. Sans permis, le dépassement vaut une amende et une interdiction d’entrée, puis un visa payant pour revenir.
Jusqu’à 25.000 livres turques ou environ 110.000 DH (10.000 €) en devises. Au-delà, la déclaration à la douane est obligatoire en quittant la Turquie. À l’entrée, aucune déclaration n’est exigée, mais l’origine des fonds peut être demandée.
La demande et le rendez-vous se font en ligne sur visa.gov.tr, puis le dossier se présente à la section consulaire de l’ambassade de Türkiye à Rabat. L’ambassade précise qu’elle ne passe par aucun intermédiaire.
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